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Jeudi 29 mai :

• Session du Matin :

1- Développement d’un tourisme durable et solidaire au Maroc

Protéger la nature et l'environnement est un enjeu mondial qui dépasse les seuls courants écologiques. Dans ce contexte certains voyagistes font entendre leur voix. Cette forme de tourisme n'est encore qu'une niche mais tous les spécialistes le proclament aujourd'hui, le tourisme équitable et durable s'avère être, à l'instar du commerce équitable, l'un des thèmes porteurs de demain.

Le thème du tourisme durable est aujourd’hui très en vogue. Les colloques, les publications, les déclarations des collectivités publiques se multiplient, la notion de tourisme durable reprend le triptyque devenu maintenant familier du développement durable : " il doit être supportable à long terme sur le plan écologique, viable sur le plan économique, et équitable sur le plan éthique et social pour les populations locales " (article 1 de la Charte du tourisme durable de l’OMT [6] adoptée en 1995).
Dans un contexte mondial où la nécessité de rapprocher les peuples et les cultures est plus que jamais évidente et où il est démontré que le touriste souhaite se tourner vers de nouvelles formes de tourisme plus interactives et plus authentiques, le développement d’un tourisme durable et solidaire en milieu rural offrant des découvertes innovantes avec une implication de la population locale, semble être réellement judicieux et pouvoir répondre à des enjeux réels de coopération économique et de développement local.
Aujourd’hui, 59 % des touristes qui visitent le Maroc circulent en zones rurales durant leur séjour, mais il ne s’agit là que de transitaires entre les grands centres urbains qui s’arrêtent pour, tout au plus, prendre une photo ou un verre de thé...
En plus, bien sûr, des 35.000 et 50.000 randonneurs dans les montagnes de l’Atlas, et des 70.000 à 80.000 qui choisissent les circuits du grand Sud, le reste des touristes étrangers ne dépense pas le moindre centime dans les campagnes, pour la simple raison que les circuits touristiques proposés ne laissent aucune place à une véritable consommation en milieu rural.
Pourquoi le concept de durabilité concernerait plus particulièrement le tourisme ?
Comment rendre le tourisme durable ?
Le tourisme durable peut-il être rentable ?
Le tourisme durable peut-il contribuer au développement des pays du Sud et plus particulièrement au Maroc?

Programme :

- 09h00-09h15 : Ouverture par Mr Bouchaib (Gouverneur de la Province du Haouz)
- 09h15-09h45: Présentation de la notion de tourisme durable dans sa globalité 
- 09h45-10h00: Présentation de l’état actuel du tourisme durable au Maroc et les perspectives de développement futur 
- 10h00-10h20 : Quelle place pour le tourisme durable au niveau de la région de Marrakech : CRT
- 10h20-10h40 : Stratégie d’approches et politique en vigueur dans le cadre des investissements touristiques dans la région de Marrakech 
- 10h40-11H00: Comment rendre le tourisme durable au Maroc : FNT
- 11h00-11h20: la feuille de route relative à la préservation des aires protégées au service du développement durable du Royaume : Mr Badraoui (Directeur du Haut Commissaire aux eaux et forêts)
11h20-13h00 : Débat ouvert

• Session de l’après midi : 2- Quelles responsabilités pour l’entreprise face au développement durable ?

L’entreprise doit rendre des comptes à ses actionnaires, mais aussi aux consommateurs, aux travailleurs, à l’environnement, bref à des publics très divers. Le développement durable, à cet égard, constitue une formidable opportunité pour l’entreprise de délivrer à tous ses stakeholders (parties prenantes) un message commun.

Les entreprises ont désormais une responsabilité sociale et environnementale et il semble admis aujourd'hui qu'une stratégie de développement durable ne sera atteinte qu'avec leur concours actif.  Pour les entreprises, engager une démarche de développement durable signifie rechercher une performance non seulement financière, mais aussi sociale et environnementale : c'est ce qu'on appelle la responsabilité sociale.
La responsabilité sociale des entreprises (RSE) est la démarche qui consiste à rechercher une performance pas uniquement financière, mais aussi sociale et environnementale.
Elle se traduit par des pratiques fondées sur des valeurs éthiques de respect :

  • de toutes les parties prenantes de l'activité de l'entreprise (employés, fournisseurs, clients, actionnaires, concurrents…) ;
  • de la communauté (collectivités locales, associations de consommateurs, ONG…) ;
  • de l'environnement.*
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Animé par : Mr Said Mouline (Président de La commission environnement au sein de la CGEM)

Vendredi 30 mai :

• Session du Matin :

3- Débat national sur les énergies, qu’elle politique de l’énergie pour un Maroc Durable :

L'utilisation croissante des combustibles fossiles et de la déforestation rejettent chaque année au moins 20 milliards de tonnes de gaz carbonique dans l'atmosphère, venant s'ajouter au méthane issu pour l'essentiel du métabolisme des rizières et des ruminants. Il ne fait plus de doute que l'intervention humaine dans les cycles énergétiques est désormais en cause dans le devenir des climats, le réchauffement planétaire et l'élévation possible du niveau de l'océan mondial. Seule une politique rigoureuse de maîtrise et d'économie d'énergie est en mesure de parer à ces dangers tout en assurant une plus juste répartition des ressources énergétiques à l'échelle mondiale.
Les ressources énergétiques terrestres et les possibilités techniques de leur récupération sont certes loin d'être épuisées. Les réserves de charbon, qui ont permis le premier essor industriel, correspondent à un millénaire de consommation au taux actuel. En revanche, les réserves de pétrole et de gaz à des coûts acceptables, qui ont assuré le développement industriel depuis un demi-siècle, se font rares.
La logique de l'énergie change. Les conséquences économiques de la boulimie énergétique inquiètent les populations et les gouvernements et surtout, il devient clair que la nécessité du développement du Sud oblige impérativement à réformer en profondeur les modes de production et de consommation des économies industrialisées.
Réorienter le système énergétique mondial, c'est aujourd'hui inverser les tendances extrêmement puissantes qui se sont imposées depuis les débuts de la Révolution industrielle. Amélioration de l'efficacité énergétique et recours aux ressources renouvelables, élimination des gaspillages, arrêt du déboisement des pays tropicaux, ne pourront aboutir sans la réforme profonde des modes de production et de répartition des richesses qui dominent le monde.
Tout progrès social exige des changements dans les structures énergétiques, aux différentes échelles : mondiale, continentale et nationale.

Les défis énergétiques auxquels fait face le Maroc, pays non producteur d’énergies fossiles, restent nombreux et diversifié
Aujourd’hui, la prise de conscience sur les questions énergétiques est réelle, en témoigne l’intérêt grandissant que portent décideurs institutionnels, élus, opérateurs économiques et société civile à cette problématique.
L’incertitude sur l’évolution des coûts en est la raison principale compte tenu des systèmes tarifaires en vigueur au Maroc. Il est toutefois difficile d’apprécier le degré de durabilité du développement énergétique, le mixte énergétique projeté pour le pays restant basé pour l’essentiel sur les énergies fossiles.
Aujourd’hui les énergies renouvelables contribuent à hauteur de 4% au bilan énergétique national.

Quelle politique de l’énergie peut envisager le  Maroc  pour un développement Durable ?

Programme :

09h00-09h20 : Présentation du bilan énergétique mondial

- 09h20-09h40 : Présentation du bilan énergétique au niveau national 
- 09h40-10h00 : Les énergies renouvelables représentent elles une solution aux besoins énergétique mondial ? : Emmanuel Riolet (consultant pour la commission européenne dans le domaine des énergies renouvelables)
- 10h00 -10h20 : la situation actuelle des énergies renouvelables au niveau national : Madame Amal HADDOUCHE (Directeur Général du CDER)
- 10h20-10h40 : Solutions et perspectives 
- 10h40-12h30: Débat ouvert
Animé par : Emmanuel Riolet

• Session de l’après midi :

4- Débat : Eau, gestion et ressources au Maroc

Les premières formes de vie se sont développées dans l'eau, voici environ 4 milliards d'années. La vie est née d'un miracle, au milieu des éclairs de tonnerre, des éruptions volcaniques, des impacts de météorites, des rayons UV et des rayons radioactifs.
L'eau recouvre environ 70 % de la surface terrestre. Elle représente plus de 70 % de notre masse corporelle. Quantitativement, l'eau est de loin l'élément le plus important sur notre terre.
Pourtant, nous n'en connaissons que peu de choses et tout reste à découvrir avec ce liquide aux propriétés extraordinaires.
La consommation de l'eau a augmenté de dix fois depuis 1900, et beaucoup de régions atteignent les limites de leur approvisionnement.
La population du monde va probablement augmenter de 45% d'ici 30 ans, tandis que l'écoulement d'eau douce augmente de 10%.
L'UNESCO a prévu que dès 2020 le manque d'eau sera un problème mondial sérieux. Un tiers de la population fait déjà face à des manques d'eau et à sa faible qualité.

Sécheresse au Maroc, un fléau persistant
  Manque de pluie, manque d'eau dans les barrages : tous les agriculteurs marocains sont frappés par la sécheresse qui sévit depuis plusieurs années, particulièrement au sud du pays.
­ " La sécheresse est devenue structurelle au Maroc et devrait être prise en considération dans toutes les politiques futures de développement "
  L'agriculture, qui absorbe 86 % des ressources en eau, est la première touchée. Dans le Sud où les nappes souterraines ont baissé de plus de 5 m, les agriculteurs désemparés migrent vers les villes.
  Selon des statistiques des Nations unies, il y a pénurie quand un État n'arrive plus à assurer 1 000 litres d'eau par habitant. En 1955, chaque Marocain disposait en moyenne de 2 700 litres. La croissance démographique galopante, conjuguée à la sécheresse, a réduit cette part à 1 117 litres par habitant en 1990. Dans les années à venir, on prévoit qu'elle ne sera plus que de 638 litres.
Quel est l’état réel actuel des ressources en eau douce au Maroc ?
 Comment le Maroc compte t-il assurer sa gestion en eau potable ?
Quelles solutions peut-on envisager?

Programme :

- 14h30-14h45 : Présentation de l’état global des ressources en eau de la planète : Représentant du Conseil Mondial de L’eau
- 14h45-15h00 : Présentation de l’état global des ressources en eau au niveau national : Mr Abdelkabir Zahoud (Secrétaire d’Etat chargé de l’eau et de l’environnement)
- 15h00-15h15 : Présentation de l’état global des ressources en eau au niveau de la région du Haouz : Mr Chettioui (directeur général de l’agence du bassin hydraulique du Tensift)
- 15h00-17h30 : Débat ouvert
Animé par: Mr Boukliss

 

Samedi 31 Mai :

Sur la voie d'une d'une plate-forme Africaine et internationale professionnelle pour les associations et les acteurs majeurs du domaine

- Thème 1 : " L'ANAFIDE, expérience d'une association nationale intervenant dans le secteur de l'environnement", M.BOURASS

- Thème 2 : " Apports d'une ONG régionale dans le développement régional durable" : Cas du CDRT et de l'Association FM21

- Thème 3 : " L'espace associatif du Haouz, une intégration des actions associatives pour  un développement local durable" JAIDI

- Thème 4 : " Les AUEA du Haouz, contraintes d'une irrigation durable" CHAWLID

- Thème 5 : " Rapprochement des associations des irrigants du bassin méditerranéen, projet ISIIM" M.FAIZ

- Thème 6 : " La formule JET, pour le rapprochement synergie entre la recherche-développement et les entreprises" L.BCHIR

- Thème 7 : " Le secteur de l'eau, un axe stratégique de développement durable : Mise en place d'une plate forme de planification concertée"

 

Association Pour un Maroc Vert
Email : infos@festival-ecologie.com
Tél / Fax : +212 22 99 45 43 - Gsm : +212 (0) 78919625